Réalités de guerre

Vous êtes-vous déjà demandé à quoi ressemblait le quotidien d’un soldat pendant la Première Guerre mondiale? Ces hommes braves ont du traverser de nombreuses épreuves au travers des nombreuses batailles. Découvrez quelques unes des plus importantes batailles de la guerre, en plus d’en apprendre plus sur le quotidien des soldats.

Batailles importantes

En août 1914, au début de la guerre, l’armée canadienne compte à peine 3 000 troupes régulières.

À l’automne, un peu plus de 30 000 volontaires se sont entraînés pour être déployés sur les lignes de front en  Grande-Bretagne, puis en France.

Ce premier contingent de 32 000 soldats composait la 1re Division du Corps expéditionnaire canadien. D’autres hommes sont ensuite recrutés pour faire partie des deuxième, troisième et quatrième divisions du Corps expéditionnaire canadien. Une cinquième division est prévue.

Au départ, les personnes racisées n’étaient pas autorisés à intégrer l’armée. Ce n’est qu’en 1916, devant un
manque de volontaires (et des milliers de morts) qu’ils sont autorisés à rejoindre l’armée.

LA SECONDE BATAILLE D’YPRES

22 AVRIL AU 3 MAI 1915

C’est la première grande bataille pour les Canadiens. Sur ce champ de bataille, le chlore gazeux est introduit par les Allemands, provoquant le retrait des troupes alliées. Les Canadiens tiennent bon et empêchent les Allemands d’avancer. Les troupes canadiennes acquièrent la réputation d’être tenaces.

6 000 pertes canadiennes (2 000 morts) sur 18 000 hommes, en 48 heures.

Les forces britanniques perdent 59 000 hommes.

 » (Le gaz) est monté et est passé par-dessus les tranchées et il est resté, pas aussi haut qu’une personne, tout le long de la traversée « , a déclaré Lester Stevens, membre du 8e bataillon de Winnipeg qui a assisté à la deuxième attaque au gaz. « Deux gars, un à ma droite et un à ma gauche, sont tombés. Ils ont fini par les emmener à l’hôpital, mais ils sont morts tous les deux. […] J’étais un peu un athlète à l’époque et un bon nageur, et je pouvais retenir ma respiration […] dès que j’ai vu le gaz arriver, j’ai attaché un mouchoir sur mon nez et ma bouche. […] Ça m’a sauvé la vie. »

FESTUBERT

19 AU 22 MAI 1915

Les Allemands ont l’avantage sur le terrain. Les Canadiens ont très peu de temps de préparation et reçoivent des cartes inexactes pour préparer leur assaut.
Cette bataille montré l’importance de la reconnaissance et de la préparation.
2500 victimes canadiennes

SAINT-ÉLOI

27 MARS AU 16 AVRIL 1916

Les casques sont introduits pour la première fois chez les troupes britanniques et canadiennes. Cette innovation permet de réduire grandement le nombre de blessures à la tête causées par des éclats d’obus, réduisant considérablement la mortalité dans les tranchées.

Environ 1380 pertes canadiennes

MONT SORREL

2 AU 13 JUIN 1916

Près de la ville d’Ypres, les Allemands attaquent la 3e Division du Corps canadien avec de l’artillerie
lourde.Les Canadiens contre-attaquent, coordonnant artillerie et infanterie, et gagnent la position, mais à un coût élevé.
Le paysage de cette bataille est macabre. Des morts, des blessés dans la boue, des tranchés bâties en sacs
de sable au-dessus du sol s’écroulent sous des avalanches de mitraille en ensevelissant les occupants,
les blessés se noient dans l’eau qui est partout dans le champ de bataille. Les bombardements ont eu pour effet de déterrer les morts des combats précédents.
Les bombardements et les attaques de l’ennemi ne cessent de se répéter. Nos braves du 22e Bataillon
savent qu’ils ne peuvent pas lâcher prise car cette position est jugée stratégique.
8 000 Canadiens sont tués au combat, dont 141 du 22e Bataillon

VERDUN

21 FÉVRIER AU 18 DÉCEMBRE 1916

Les Allemands commencent à tester la guerre d’usure. Leur objectif est de « saigner à blanc l’armée française » en forçant les soldats à attaquer à répétition une zone à valeur symbolique que l’on transformerait en « hachoir à viande ».

À la fin du combat (le 19 décembre), environ 150 000 hommes sont tués dans chacun des camps.

Il n’y eu aucune participation canadienne ou britannique à cette bataille

LA SOMME

1 JUILLET AU 18 NOVEMBRE 1916

Déclenchée par les Britanniques dans le but de réduire la pression sur les Français à Verdun. D’une durée
d’environ quatre mois, la Somme est l’une des batailles les plus sanglantes jamais livrées : 20 000 soldats britanniques sont tués dès le premier jour.
L es Canadiens se joignent à la campagne de la Somme et s’emparent de Courcelette grâce à une
invention récente : le tank. Connu à l’époque comme le « cuirassé de terre », il est utilisé pour la première
fois durant la bataille de la Somme.
De la taille d’un autobus scolaire moderne, ces tanks rudimentaires et pesants avancent lentement vers les lignes ennemies, semant la panique parmi les Allemands. Instables sur le plan mécanique, la plupart d’entre eux tombent en panne.

Lorsque la campagne de la Somme s’essouffle, on compte près de 200 000 morts de part et d’autre (24 029 Canadiens tués en deux mois de combat).
À la conclusion de cette bataille, chaque adversaire a subi plus de 400 000 pertes.

Le 22 e Bataillon a subi environ 651 pertes.

LA CRÊTE DE VIMY

AVRIL 1917
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en savoir plus sur la bataille de Vimy!

Le Corps canadien est chargé de s’emparer de la crête de Vimy. Les troupes françaises et britanniques avaient tenté à plusieurs reprises, sans succès, de s’en emparer. Les Canadiens doivent mettre en application les leçons apprises durant leurs expériences de combat et celles de leurs alliés pour planifier soigneusement une opération qui leur permettrait de réussir.
Pour la première fois, les quatre divisions canadiennes combattent côte à côte. Désirant éviter une répétition du carnage de la Somme, le Canadien Arthur Currie planifie minutieusement l’attaque. Une excellente préparation permet la prise de Vimy sous contrôle allemand depuis 1914. Le 22e Bataillon
élimine les derniers points de résistance ennemie, perdant une centaine d’hommes en quelques jours.
Les bataillons d’infanterie d’assaut doivent repérer l’ennemi. Pour la toute première fois, en plus des officiers, tous les soldats reçoivent des instructions détaillées relativement à leurs objectifs. On imprime et distribue aux Canadiens 40 000 cartes de tranchée.
Le « barrage roulant » constitue une manière de coordonner les tirs d’artillerie visant à créer un « mur d’acier » qui avance lentement à un rythme prévisible devant les troupes qui avancent. Les soldats pratiquent leur cadence pour être parfaitement coordonnés avec le barrage d’artillerie. Ce rythme d’avancement est maintenant connu comme la « coulée de Vimy »

Les préparations en vue d’attaquer Vimy comprennent des excavations souterraines de grande envergure. Il faut placer de grandes quantités d’explosifs dans des « mines » au bout de ces tunnels souterrains, sous la position de l’ennemi ou à côté. Ils doivent exploser juste avant le début de l’attaque. En détonnant, ces explosions détruisent une partie des tranchées de l’ennemi et les troupes d’attaques se précipitent dans le trou créé.
La reconnaissance aérienne aide à repérer les emplacements vitaux des ennemis. Les positions des artilleries et des systèmes de tranchée des Allemands sont localisées et détruites en grande partie avant l’arrivée de l’infanterie grâce à l’étroite coordination entre les pilotes et les artilleurs. Les avions et l’idée que les humains puissent voler n’avaient été rendus possibles que 14 ans auparavant par les frères Wright!

10 600 Canadiens sont tués et blessés.
Durant sa participation à différents engagements dans ce secteur, le 22e a beaucoup moins de pertes qu’à Courcelette. On recense à Vimy un peu moins d’une centaine d’hommes tombés du 9 au 12 avril 1917.

PASSCHENDAELE,

LA TROISIÈME BATAILLE D’YPRES

31 JUILLET AU 10 NOVEMBRE 1917

La bataille de Passchendaele, aussi appelée la « troisième bataille d’Ypres » est déclenchée par les Britanniques en juillet pour prendre le contrôle des ports côtiers belges et devient rapidement synonyme de « boue ». Les pluies d’automne ont transformé ce secteur en marécage.
L ’eau et la boue compliquent et ralentissent sérieusement le combat. L’offensive en est presque au point mort en octobre lorsque les Canadiens, maintenant perçus comme des troupes-choc, reçoivent l’ordre d’en finir.

On envoie 100 000 Canadiens à Passchendaele à la fin d’octobre 1917. Après des semaines à combattre dans la boue jusqu’à la taille, ils réussissent à s’emparer de Passchendaele, un village stratégique qui domine le saillant d’Ypres.
Le coût est élevé : 15 654 Canadiens sont tués au combat. Plusieurs hommes sont morts sans être
victimes du feu, s’étant noyés.
Les pertes sont élevées dans les deux camps : 275 000 pour les forces alliées et 220 000
pour les Allemands.

CÔTE 70

15 AU 20 AOÛT 1917

Les Canadiens s’emparent de la côte 70, en France, sous le commandement du général Arthur Currie. C’est la première fois que le Corps canadien livre une importante bataille sous les ordres d’un commandant canadien. Ils s’emparent de la côte, puis prennent le contrôle de la ville de Lens à proximité, en ruine.
En une seule journée, 1 056 Canadiens meurent, 2 432 sont blessés et 39 sont fait prisonniers. Au total, environ 9 000 Canadiens sont tués ou blessés au combat contre approximativement 25 000 Allemands.
Les Allemands connaissaient l’importance stratégique de la côte 70 et montrèrent beaucoup de détermination dans leurs efforts pour la reprendre. Les contre-attaques se succédèrent pour atteindre le nombre de 21 en trois jours.
Le Grand Quartier général considéra cette victoire comme un des plus beaux exploits de guerre. Géographiquement, la côte 70 n’était pas une crête de Vimy. Cependant, elle ne changea plus de main pendant la guerre. Après sept jours de combats, le 22e Bataillon est relevé avec 39 tués et 213 blessés.
On a remis 6 Croix de Victoria.

Le fil des événements

Une journée dans la vie d’un soldat

La guerre sur le front ouest était faite dans les tranchées – des fossés longs, étroits, profonds et boueux. L’infanterie canadienne effectuait des rotations entre l’intérieur et l’extérieur des tranchées, étant donné que c’était l’endroit le plus dangereux au monde où l’on pouvait se trouver, en plus d’être incroyablement inconfortable. Les soldats vivaient avec de la vermine comme des rats, des puces, des vers et des mouches, ce qui présentait un risque sérieux pour la santé. Les tranchées étaient aussi constamment à la merci de la météo. Voici ce à quoi ressemblait une journée typique pour les soldats.

Un survol des uniformes

Chaque soldat transportait avec lui un minimum de 60 livres d’équipement. En plus de tout cela, le poids de la boue accumulée sur les uniformes ajoutait un autre 60 livres.

Les soldats du Corps expéditionnaire canadien portaient tous le même uniforme kaki fait en laine épaisse. Porter des couleurs sobres était une bonne façon de se camoufler sur le champ de bataille.

Les uniformes des officiers comme celui-ci étaient légèrement différents de ceux portés par les soldats. Les officiers portaient une chemise et une cravate sous une veste à col ouvert. Les pantalons n’avaient pas une coupe droite. Ils étaient plus larges autour des cuisses et plus serrés au niveau des mollets. Les officiers étaient aussi autorisés à avoir certains objets sur eux, comme un sifflet, une caméra ou un pistolet.

Qu’est-ce qu’un officier?

Un officier a un large éventail de responsabilités, telles que préparer les plans et être en charge de l’exécution des opérations et activités quotidiennes. Les officiers sont aux commandes, donc ils donnent des ordres et guident les soldats dans l’atteinte des objectifs.